lundi 26 mai 2014

Le Chemin... Sensualité et spiritualité intimement liées...



... à véritablement respirer, je prenais conscience que l'air n'est pas un vide aseptisé entre les choses et les êtres, mais plutôt une trame dont nous émergeons en relief à un moment donné pour nous diluer dans un autre. Je me sentais telle une mousse d'écume, un petit paquet d'effervescence saline croyant avoir une forme identifiable au sommet de la vague, mais qui, à la fois éphémère et éternelle, n'est qu'une partie du tout et le tout en partie. Le souffle en moi me donnait l'impression de n'être qu'un lego d'atomes réarrangeables à l'infini. L'apparente solidité de notre forme n'est que tromperie.
La spiritualité du chemin est-elle sensualité parce que le pèlerinage est en premier lieu une expérience du corps ?




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