mardi 27 mai 2014

Humour sur le chemin


... En redescendant du pré où j’avais étendu mon linge, je me suis assise à l’angle d’un vieux muret de pierre pour tenir compagnie à une rose trémière qui, fièrement plantée, surveillait là une douzaine de poules d’exception, des bêtes à concours au plumage alambiqué qui faisaient l’attraction. Les randonneurs en montant dégainaient leurs appareils photo. Oh ! regarde ça ! Zip, clic, flash. Et celle-là, t’as vu ? Zip, clic, flash. Elle est cocasse avec son cou déplumé ! Zip, clic, flash. Et le coq là-bas ! Zip, clic, flash.
Aujourd’hui, j’imagine que les poulettes sont nombreuses à être en bonne place au chapitre curiosité des albums souvenirs du chemin. La fiction flirtant avec la réalité, je crois bien, pour ma part, y avoir rencontré l'âne de Schrek...

lundi 26 mai 2014

Le Chemin... Sensualité et spiritualité intimement liées...



... à véritablement respirer, je prenais conscience que l'air n'est pas un vide aseptisé entre les choses et les êtres, mais plutôt une trame dont nous émergeons en relief à un moment donné pour nous diluer dans un autre. Je me sentais telle une mousse d'écume, un petit paquet d'effervescence saline croyant avoir une forme identifiable au sommet de la vague, mais qui, à la fois éphémère et éternelle, n'est qu'une partie du tout et le tout en partie. Le souffle en moi me donnait l'impression de n'être qu'un lego d'atomes réarrangeables à l'infini. L'apparente solidité de notre forme n'est que tromperie.
La spiritualité du chemin est-elle sensualité parce que le pèlerinage est en premier lieu une expérience du corps ?




dimanche 25 mai 2014

Coup de coeur des lectrices, Magazine Version Fémina


Premier coup de Coeur des Lectrices, Magazine Version Fémina du 25 mai 2014

Je vous invite à découvrir les premières critiques des lecteurs et lectrices sur le lien suivant :

Les avis du coup de coeur des lectrices





jeudi 22 mai 2014

Première critique




C'est avec une réelle appréhension que j'ai attendu la première critique.

C'est avec joie que je vous invite à la découvrir grâce au lien suivant.


A Bride Abattue, Chronique de Marie-Claire


lundi 12 mai 2014

Virginie raconte Anna sur RCF...

Qu'est ce qui motive Anna à prendre le chemin ?...



Une émission d'une heure consacrée au Chemin d'Anna et à ses miracles, animée par Mario Nahmias.

Pour en savoir plus,
écouter le podcast

vendredi 9 mai 2014

La grange où les chiens sont amoureux des chats...


Pour le soir de ma troisième étape, j’avais réservé une nuit et un repas dans une ferme à quelques kilomètres de Saint-Alban-sur-Limagnole. Les petits panneaux indicateurs du lieu me conduisirent jusqu’à un hangar en tôle haut de trois étages. Je me suis avancée, hésitante. Des instructions inscrites en gros sur un tableau : « Au fond de la grange sur votre droite, prenez l’escalier. Sur la table, vous trouverez des biscuits. Au frigo, des boissons. Servez-vous, installez-vous, nous passerons ce soir. » L’invite était avenante, les fermiers étaient donc aux champs, mais avais-je bien compris ? Étais-je au bon endroit ?


Je m’avançais. Il faisait sombre, mais oui, au fond à droite, je devinais

jeudi 8 mai 2014

La magie du plateau de l'Aubrac



Absorbée par le spectacle qui autour de moi prenait des couleurs, je ne réfléchissais pas. Bercée par le rythme de nos pas et le balancement de nos bras, je ne pensais pas...

Je tournai sur moi-même, pour tout voir, tout boire, trois cent soixante degrés.
Je n’ai pas de mots pour décrire la beauté.






Un gué pour franchir un petit ruisseau puis le chemin s’élargissait de nouveau, autour de nos pieds comme autour

mercredi 7 mai 2014

Les taureaux de plein champ...


...Plusieurs fois sur le parcours le pèlerin est invité à ouvrir et à refermer derrière lui des barrières équipées de toutes sortes de loquets : des compliqués, des rustiques, des bouts de ficelles, des ingénieux. Pour ma part, j’appréhendais ceux qui couronnaient des barrières en alu bien solides et bien hautes. Je les appréhendais non pas pour l’éventuel hermétisme de leur mécanisme, mais pour ce qu’ils tiennent enclos : des taureaux de plein champ.

Je vous assure que c’est impressionnant, les taureaux de plein champ. Ils vous regardent passer, placides mais sûrement pas

mardi 6 mai 2014

L'abreuvoir miraculeux ?...



Me forçant à ne plus écouter mon cœur battre, j’ai repris l’ascension de l’escalier. Je n’ai pas lâché la main courante, jusqu’au ressaut d’Escluzel la pente est vraiment rude. Le soleil au zénith cognait fort et la sueur gouttait littéralement de mon visage. En entrant dans le hameau, j’ai continué sur ma lancée pendant une trentaine de mètres, comme un bateau qui glisse sur son erre en arrivant au port alors qu’il a déjà coupé ses moteurs, puis je me suis assise sur un muret de pierre, toute serrée contre la façade d’une vieille maison pour profiter de son ombre étroite.


Je surplombais la vallée et surtout je dominais l’escalier de toutes les tortures, l’air crâne, même pas mal ! Vu d’en haut, en réalité, il n’est pas si impressionnant, mais les kilomètres du matin pèsent de plus en plus lourd à chacune de ses marches. Au fur et à mesure qu’on avance dans une étape, le corps est de moins en moins tonique, moins élastique, moins rebondissant, et petit à petit, la démarche, moins sûre, prend du ballant. Pour ceux qui passent la nuit à Monistrol et qui gravissent

lundi 5 mai 2014

Saint Arnica, priez pour moi...


...les marches étaient étroites. J’avais besoin de reprendre mon souffle. Je me suis retournée gauchement, peu habituée à l’encombrement du sac sur mon dos. Je voulais contempler le panorama, offrir du large à mon regard comme à mes poumons.

Sur le versant d’en face, je cherchais à distinguer le pic de Rochegude. J’y avais fait une pause en fin de matinée. Il est chapeauté d’une minuscule église, une petite chapelle, en fait, avec des vieux bancs de bois, sans artifice, sans prétention, une simplicité qui appelle au recueillement. 



L’ombre y est fraîche et bienvenue lorsqu’on a